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Chaque vendredi du mois de novembre, nous aborderons des aspects importants de la prévoyance privée, aussi appelé troisième pilier. 

 

Le système du premier et du deuxième pilier est-il toujours d’actualité ?

 

Pour vous remettre dans le contexte, revenons quelques années en arrière. L’AVS a été créée à la fin de la Seconde Guerre mondiale afin de garantir une existence décente aux personnes âgées. Cependant, aujourd’hui, ce système ne peut plus assumer ses rentes. De ce fait, devrait-il disparaitre pour laisser place à des systèmes plus récents et plus fonctionnels ?

 

L’AVS est, pour 45% des personnes sondés, la préoccupation principale des problématiques socio-environnementales de la Suisse. De nombreux jeunes sont sérieusement inquiets et pensent même qu’ils ne pourront probablement pas compter à l’avenir sur les rentes de l’AVS uniquement. Les prochaines réformes d’augmentation de l’âge de la retraite et de financements supplémentaires ne suffiront qu’à faire survivre l’AVS durant 4 années supplémentaires. De plus, la proportion actuelle, déjà limitée à 3,5 personnes actives pour un 1 rentier, sera amenée à 2 contre 1 en 2045.

 

Dans le premier article de la série, nous avions vu que l’état devait garantir 60% de notre revenu à l’âge de la retraite. Malheureusement, comme le démontre Xavier Pan, expert diplômé en finance et en controlling, dans son article « L’AVS est-elle assainie ?« , le premier pilier n’est plus viable. 

 

Nous pourrons peut-être sauver les retraites de la génération des babyboomers, mais pas celles des générations X, Y, Z, milléniales et suivantes… Toutes les solutions envisagées ne permettront que de repousser la date de péremption de ce système de répartition. 

 

En effet, deux systèmes de prévoyance existent :

  1. Le système de répartition :

Ce système fait en sorte que les dépenses courantes soient couvertes par les recettes courantes. Les prestations de l’AVS sont financées en majeure partie par les cotisations des assurés et des employeurs. La contribution de la Confédération s’élève à 19,55 % des dépenses de l’assurance. Pour son financement, la Confédération recourt au produit de l’imposition du tabac et des boissons distillées et puise également dans ses ressources générales. L’AVS perçoit aussi les produits du pour-cent de TVA lié à l’évolution démographique et de la taxe sur les maisons de jeux. 

 

  1. Le système de capitalisation :

À l’inverse du système de répartition, la méthode de financement par capitalisation permet un avoir de vieillesse en principe constitué pour financer ses propres prestations futures. Les prestations de vieillesse sont donc préfinancées et les capitaux épargnés sont placés sur le marché des capitaux. Pour simplifier, on peut dire que le système de capitalisation fonctionne comme une caisse d’épargne. Chaque assuré constitue ainsi sa propre épargne. Une caisse de pension qui applique cette méthode inscrit toutes les cotisations versées jusqu’à ce que l’assuré la quitte, intérêts compris, sur une sorte de compte d’épargne, à l’instar d’une banque.

 

Vous l’aurez compris, contrairement au 1er pilier, le 2e pilier et le 3e pilier appliquent le système de capitalisation. 

Bien qu’actuellement moins performant que durant les Trente Glorieuses avec des taux d’intérêt garantis à plus de 4%, le système de capitalisation a fait ses preuves et est aujourd’hui fonctionnel et viable à long terme pour tous. 

 

Les critiques des opposants à ce système sont les aspects éthiques de convictions morales. 

En effet, si l’AVS venait à tomber, premièrement, la dernière génération de cotisants n’aura fait que cotiser sans jamais toucher de prestation. Deuxièmement, les personnes actuellement prestataires – les retraités – ainsi que ceux n’ayant pas su s’organiser à temps ne pourront pas suffisamment subvenir à leurs besoins. La question est : qu’est-ce qui coûtera le plus cher ?

 

Il est en revanche possible et aujourd’hui d’autant plus nécessaire de s’organiser par soi-même, et ce, le plus tôt possible !


En effet, pour permettre une capitalisation personnelle exponentielle et peu coûteuse, le temps est la meilleure des armes ! 

 

Nous verrons dans le prochain article que le principe des intérêts composés permet, grâce au système de capitalisation et au temps, de non-seulement lisser jusqu’à faire presque disparaître le risque de placement, mais surtout de créer un capital conséquent à partir de montants dérisoires.